4éme Conférence Arabe sur l’Astrogéologie et les Cratères d’Impact

Du 9 au 13 Avril 2017 s’est tenu la 4éme Conférence Arabe sur l’Astrogéologie et les Cratères d’ Impact ou Arabe Impact Cratering and Astrogeology Conference (AICAC) en anglais à Alger et Laghouat en Algérie. C’est une conférence qui a été initiée en 2009 en Jordanie pour la promotion de la planétologie et des sciences de l’impact dans le monde Arabe. Les 2éme et 3éme conférences qui s’en suivaient ont eu lieu au Maroc en 2011 et 2014 respectivement. Ce 4éme acte de l’AICAC s’est tenue à la Faculté des Sciences et de la Technologie de l’Université Houari Boumédiènne d’Alger. Elle a enregistré la présence de plus de 130 participants de 7 pays dont le Sénégal, que je représentais. Un total de 31 résumés a été soumis pour cette conférence, 25 présentations orales et 5 présentations de posters.

La journée d’ouverture du 09 avril était consacrée aux présentations (orales et posters) ainsi qu’à des séances plénières. Des discussions scientifiques de très haut niveau ont permis un échange scientifique rigoureux entres les différents participants. Il s’en est suivi une excursion à Laghouat sur le cratère de Maadna (Talemzane) le 11 Avril. Sur le terrain, les professeurs Phillipe Lambert et Djelloul Belhai ont présenté le cratère et les reliques de sa formation. La structure de Maadna (Talemzane) est âgée de moins de 3 Ma. C’est une structure d’impact simple de 1.7 km de diamètre avec une profondeur de 55.7 m. Elle a été excavée dans des terrains crétacé-tertiaires de la plate-forme saharienne septentrionale et est comblée par des formations quaternaires. Des brèches ont été observées et leur nature reste à déterminer, mais aucun cône de percussion (shatter cônes en anglais) n’a été observé dans la structure.

Maadna

Vue panoramique du centre de la structure, à partir de l’entrée Nord du cratère

Au sortir de cette AICAC, des pistes de recherches importantes ont été dégagées pour l’étude des structures d’impact et des potentiels sites d’impact algériens ainsi que de l’avenir de l’étude des météorites et des cratères d’impact au Maghreb et en Afrique de l’Ouest.

J’ai retenu une chose importante de cette conférence : s’intéresser aux cratères d’impact, c’est aussi s’intéresser aux météorites, et la partie Nord-Ouest de l’Afrique est un vaste champ parsemé de ces richesses venues d’ailleurs qui font malheureusement l’objet d’un commerce mené par les chasseurs de météorites. Cela représente pour moi un défi de plus : comment nos universités peuvent s’approprier de cet exceptionnel patrimoine géoscientifique pour les générations futures de géologues et planétologues?

Au-delà de cette belle expérience scientifique, je suis satisfait d’avoir participé à cette AICAV IV et d’y avoir représenté mon pays, le Sénégal. C’est la première fois que le Sénégal est représenté à cette série de conférences, et plus largement à une conférence dédiée aux météorites et aux cratères d’impact météoritique, depuis les travaux de S. Wade sur la structure potentielle de Vélingara en Casamance. Et ceci ne traduit que les énormes efforts  fournis depuis 4 ans par David Baratoux ses collègues en Afrique de l’Ouest et en dehors de la sous-région pour la promotion de la planétologie et de la science des impacts dans cette région.

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